L’Internal Family System est une approche qui considère l’être humain comme un système intérieur composé de différentes parts, toutes animées d’une intention positive, et qui permet, à partir d’un espace de présence profonde appelé le Self, de restaurer des relations intérieures apaisées et durables. En bref, être en paix avec soi-même… Et du coup avec les autres.
Ça, c’est le résumé du résumé !
Maintenant, si tu veux, je t’en dis plus ;
L’IFS est à la fois simple comme une évidence… et vertigineux comme un bon roman russe. C’est sans doute pour ça qu’il est si difficile à “résumer” sans l’appauvrir.
Je tente !
D’abord, l’idée fondatrice.
Richard Schwartz part d’un constat presque enfantin, mais redoutablement juste : nous ne sommes pas un bloc homogène.
À l’intérieur de chacun, il y a plusieurs voix, plusieurs élans, plusieurs peurs, plusieurs stratégies.
L’I.F.S. appelle cela des parts — des parties de nous — qui ont toutes une intention positive, même quand leurs comportements sont envahissants ou douloureux.
Rien n’est là “par erreur”.
Tout a essayé de nous aider à survivre, aimer, tenir debout.
Ce modèle propose donc de regarder la psyché comme un système, une sorte de famille intérieure, avec ses alliances, ses tensions, ses rôles figés.
Certaines parts protègent, contrôlent, anticipent, évitent.
D’autres portent des blessures anciennes, souvent silencieuses, parfois submergées.
Et au cœur de ce système, il y a quelque chose de fondamental : le Self.
Le Self n’est pas une part de plus.
C’est un état de présence, une qualité d’être naturellement disponible chez chacun.e.
Quand il est aux commandes, il se reconnaît à des qualités très concrètes : calme, clarté, curiosité, compassion, confiance.
L’I.F.S. repose sur cette hypothèse audacieuse et profondément humaniste : chacun possède en lui une capacité innée de guérison et de régulation.
Mon travail ne consiste pas à « réparer », mais à permettre à la personne de rétablir le dialogue intérieur pour que le Self puisse reprendre sa place.
Ce qui rend l’I.F.S. particulièrement singulier — et, oui, extraordinaire — c’est sa posture radicalement non pathologisante.
Il n’y a pas de parts “toxiques”, “dysfonctionnelles” ou à éliminer.
Même les parts les plus extrêmes ont une logique, une histoire, une loyauté. Lorsqu’elles sont écoutées et reconnues, elles se transforment naturellement.
Pas par effort, mais par relation.
C’est aussi un modèle profondément respectueux du rythme de la personne.
Rien n’est forcé.
Les protections sont honorées avant d’approcher les blessures.
La sécurité intérieure précède le changement. Cela donne un travail souvent très doux, et pourtant puissamment transformateur.
En conclusion, une image :
L’I.F.S., c’est un peu l’art de passer d’un conseil de famille intérieur en crise… à une table ronde pacifiée et joyeuse où chacun.e est entendu.e, à sa juste place.